Comment le journalisme, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, peut-il contribuer à la démocratie ?

Synopsis :

« Je redoute trois journaux plus que cent mille baïonnettes », disait déjà Napoléon Bonaparte il y a plusieurs siècles de cela, conscient du pouvoir des médias. À en croire sa définition, le métier de journaliste consiste à chercher l’information puis à la transmettre en toute objectivité à la population. Considérée comme le quatrième pouvoir grâce à ses enquêtes et sa plume critique, la profession a su inspirer confiance et gagner en influence. Sa principale force vient de son influence sur l’opinion publique. Il est alors légitime de se demander : journalisme et démocratie sont-ils liés ? Le journalisme, dans son plein exercice, peut-il contribuer, d’une quelconque manière, à la démocratie ? À première vue, la réponse semble plus ou moins acquise. Le général de Gaulle, lors de la Seconde guerre mondiale, n’a-t-il pas passé sont fameux « appel du 18 juin » non sans impact sur le déroulement de ce conflit, sur les ondes de la BBC, radio britannique plus que reconnue au Royaume-Uni. Le journalisme, en remplissant sa mission d’information, donne aux citoyens les moyens de se conforter dans leurs opinions ou, à l’inverse, des raisons pour se révolter. Médias et démocratie sont interdépendants et indissociables. Mais tout n’est pas si évident. Les politiques peuvent parfois , à l’inverse, s’approprier les médias et en faire de véritable alliés et instruments de diffusion de leur message. Parallèlement, le pouvoir détient une certaine main mise sur les médias. Il est donc intéressant de voir comment les médias – et plus largement le journalisme – peut-il contribuer (ou non) à la démocratie et à quelles contraintes ces derniers sont-ils confrontés.

« I fear three newspapers more than a hundred thousand bayonets », already said Napoléon Bonaparte centuries ago, aware about the power of media. According to his definition, journalism consists of seeking information and then transmitting it objectively to the people. Considered the fourth power through his investigations and his critical pen, the profession has been able to inspire confidence and gain influence. Its main strength comes from its influence on public opinion. It is therefore legitimate to ask : Are journalism and democracy linked? Can journalism, in its full exercise, contribute in any way to democracy ? At first, the answer seems to be clear. General de Gaulle, during the Second World War, did he not pass his famous « appeal of the June 18th » not without impact on the progress of this conflict, on the BBC, the British radio more than recognized in the United Kingdom. Journalism, in fulfilling its mission of information, gives citizens the means to consolidate their opinions or, conversely, reasons to revolt. Media and democracy are interdependent and inseparable. But it’s not all that obvious. Politicians can sometimes, conversely, take ownership of the media and make them true allies and instruments for spreading their message. At the same time, power has some control over the media. It is therefore interesting to see how the media – and more broadly journalism – can contribute (or not) to democracy and what constraints they face.

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