Les étudiants racontent

Découvrez les avis de nos anciens étudiants ! Vous pourrez juger par vous-même leur enthousiasme unanime à la sortie de nos formations. Les anciens étudiants racontent leur satisfaction concernant la vie à l’école, les enseignants, les stages… De quoi vous convaincre définitivement de nous rejoindre pour faire partie de cette belle famille qu’est l’EDJ. Sans aucun doute, l’EDJ Nice est une école qui vous marquera !

Le journalisme est fait pour les individus, qui comme moi, appréhendent la monotonie de la routine et la solitude. La matière première d’un journaliste n’est pas ses connaissances ou ses facilités d’écritures, mais l’humain. Notre rôle est de nous intéresser, d’être curieux, de creuser ce que chaque personne a à nous offrir. En trois ans, j’ai fait des rencontres qui m’ont bouleversée, comme la fois où je suis partie à Vintimille avec une association d’aide aux familles de migrants. Ma vision des réfugiés politiques a radicalement changé. J’ai également fait la connaissance d’anonymes, à l’occasion de micro-trottoirs. Certaines de ces personnes avaient des choses intéressantes à dire et en poussant la discussion, j’ai découvert des personnalités singulières, très touchantes, auxquelles je n’aurais jamais prêté attention si je n’étudiais pas le journalisme.

J’aime également le fait de ne jamais cesser d’apprendre. Je n’ai jamais amassé autant de connaissance aussi rapidement que pendant ma scolarité à l’EDJ. Dans certains cours, j’ai appris le fonctionnement de notre société, ses établissements juridiques, sa constitution ou encore ses acteurs. Je ne m’étais pas rendue compte de mon ignorance avant de m’abreuver de savoir. J’ai ressenti beaucoup de honte à apprendre des éléments de culture générale fondamentaux à plus de 18 ans. Depuis, je veux sans cesse combler mes lacunes. Le journaliste est le métier rêvé pour assouvir ma soif de savoir. Traiter dans la journée des sujets dont je ne connaissais encore rien le matin même est enrichissant. Je prends confiance en moi en étant capable de donner mon avis ou juste expliquer un fait d’actualité ou historique. Je veux terminer une journée plus cultivée que la veille, ne pas m’enfermer dans une discipline. M’intéresser à tout me permet également de m’épanouir personnellement. Je suis allée plusieurs fois interviewer des libraires pour diverses raisons. Un d’eux m’a un jour conseillé un livre d’Eric Emmanuel Schmitt, « l’Évangile selon Ponce Pilate ». Autrefois désintéressée des écrits religieux chrétiens, cette lecture m’a fait découvrir l’histoire passionnante de la vie de Jésus. Depuis, je rattrape mon retard en la matière et continue de m’intéresser aux naissances des religions, une facette majeure de l’humanité. Je choisis cet exemple car il m’a particulièrement marquée, mais il y en a eu beaucoup d’autres et il y en aura encore davantage.

En informant et en diffusant, le journaliste laisse une trace et contribue à retracer l’Histoire. Comme l’a dit Albert Camus en 1944, « le journaliste est un historien au jour le jour, et son premier souci doit être la vérité ». Nous fouillons, contactons, vérifions, recoupons, pour être fiable et gagner la confiance de nos lecteurs ou auditeurs. Nous participons à la richesse culturelle du monde, à créer un pont entre les différents pays et les différentes villes. Cette mission est loin d’être de tout repos. Notre emploi du temps dépend de l’actualité et nous avons à travailler dans la rapidité, avec le stress de la deadline. J’aime cet aspect très stimulant, cette montée d’adrénaline et le soulagement en fin de journée avant d’y retourner. La vie de journaliste est loin d’être fade et répétitive, elle est rythmée et hasardeuse, faite de déconvenues et de belles rencontres, de tristesse et d’émotion. Vouloir faire partie de l’aventure est donc tout naturellement un rêve et mon objectif.

Si je devais choisir un mot pour résumer ces trois années à l’École Du Journalisme de Nice, ce serait l’enrichissement. Je ne regrette pas d’avoir intégré l’établissement car j’y ai reçu une formation de qualité. J’ai fait la connaissance de professeurs dont je me souviendrai tout au long de ma vie car ils ont forgé l’essentiel de ma culture générale. Je pense principalement à Werner Hoeffner, Gilles Zerbib, Christophe Colette et Yasmina Touaibia, dont le savoir paraît sans limite. Je n’oublie pas ceux qui m’ont appris les bases du métier, ceux qui m’ont donné les moyens de réaliser mon rêve : Pierre-Louis Castelli, Dominique Poulain, Mickael Lefebvre, François Chantrait, Romain Chardan et Stéphanie Gasiglia, dont les enseignements me suivront tout au long de ma carrière.

Je serais hypocrite en disant que je me suis bien entendue avec tous mes camarade de promotions, mais j’ai tout de même noué des amitiés solides.
J’ai gagné en maturité et trouvé ma voie en étudiant le journalisme. Je suis donc reconnaissante envers l’administration de l’école qui a cru en moi et m’a laissé ma chance. Merci.

Etudiant, Promo 2018

Mes trois années à l’École de Journalisme de Nice sont passées à une vitesse fulgurante. J’ai l’impression que le séminaire de rentrée de première année avait lieu il y a encore quelques semaines. Nous observions à l’époque des visages qui nous sont familiers aujourd’hui. Pourtant le temps a bien passé depuis et avec le recul, je constate que j’ai bien évolué, tant sur le plan de la maturité que dans mes connaissances et ma façon d’aborder mon métier. Ce que je suis maintenant, je le dois à mon investissement, mais avant tout à ceux qui m’ont permis de m’épanouir et de me développer.

L’EDJ de Nice possède une équipe pédagogique proche de ses étudiants, à leur écoute et qui sait s’adapter aux besoins hétérogènes de chaque promotion. Les professeurs qui y dispensent leurs savoirs possèdent tous autant de capacités et une expérience professionnelle qui n’est plus à prouver.

Etudiant, Promo 2018

Plus que jamais aujourd’hui, je me sens suffisamment prête pour entrer dans le marché du travail. Mon cursus universitaire m’a permis d’acquérir des compétences professionnelles, de gagner en autonomie et m’a donné l’envie de dépasser la théorie étudiée en cours. Mon changement d’orientation m’a aussi aidé à évoluer plus vite et à me familiariser davantage avec divers domaines. Ainsi, je suis désormais apte non seulement à travailler dans les langues, mais aussi le journalisme et la communication.

À l’école du journalisme de Nice, on ne m’a jamais considérée comme une élève mais comme une professionnelle. Avec mes professeurs, je discute de mon sujet du jour. Ils me font part de leurs attentes comme le ferait un véritable rédacteur en chef. Je dois réaliser mon reportage en fonction de leurs demandes. C’est le point fort de mon parcours : une réelle mise en situation professionnelle. Une discussion avec un recruteur pour mon premier stage m’a d’ailleurs confortée dans cette idée. Alors qu’il m’expliquait ce que je devais réaliser, il s’arrête soudainement et me dit : « Tu ne m’as pas l’air d’être effrayé par ce que je te demande ». À ce moment, j’étais fière et contente de pouvoir répondre favorablement à ses demandes. Dans chaque métier, la concurrence est rude. Il est donc important de réussir à se démarquer des autres. Ce jour-là, je pense l’avoir fait. Je suis ressortie de cet entretien confiante, plus sûre que jamais de mon envie de m’immerger dans le monde du travail. Cela m’a donné l’envie de persévérer et de décupler mes efforts.

J’ai eu la chance de pouvoir vivre chaque instant dans la peau d’une vraie journaliste. Une expérience dans laquelle j’ai pu forger mon caractère et concrètement apprendre le métier. Depuis toujours, je suis quelqu’un de très motivée et de travailleuse, mais il me manquait quelque chose pour être totalement prête à entrer dans la vie active. Il fallait que je gagne en confiance, tant sur le plan moral que physique. Car même si j’ai un parcours scolaire riche, si je ne me fais pas confiance, comment pourrais-je convaincre un recruteur ? Cela est impossible. J’ai donc fait un immense travail sur moi.

Tout au long de mes deux ans à l’École du Journalisme, j’ai énormément changé, professionnellement mais aussi personnellement. J’ai écouté les conseils de mes professeurs et de mes proches. Je suis prête à déplacer des montagnes pour pouvoir exercer le métier de ses rêves. C’est pour cela que je n’ai pas hésité à me déplacer jusqu’à Paris pour effectuer mon stage de troisième année, à la fois pour voir de nouvelles choses et aussi découvrir un nouveau mode de vie. À Paris, le rythme est différent : on court généralement de partout, souvent on vit entre les métros et les RER. J’avais envie de me bousculer et de me prouver à moi-même que je pouvais le faire.

Je voulais avoir une autre vision du monde professionnel que celle en province. Ce fut l’une des meilleures décisions de ma vie. De cette expérience, j’en ressors grandi. Le fait que Vivre FM soit une radio locale m’a énormément enrichie. Je n’étais pas seulement reléguée à la radio, j’ai aussi fait du web, de la prise d’image et de la publication sur les réseaux sociaux.

Je comprends désormais pourquoi la direction de l’EDJ privilégie pour nos premiers stages du local. C’est très formateur et grâce à cela, on acquiert beaucoup plus rapidement les outils nécessaires pour trouver un métier à la sortie de nos études. Aujourd’hui, je suis fière de dire que je me sens plus forte. J’ai appris à contrôler ma trop grande sensibilité. De nature timide, j’ai vaincu ce mal qui me rongeait depuis des années, une tâche indispensable à accomplir avant d’entrer dans le monde du travail. Dès que je l’ai réalisé, je me suis sentie prête à changer de vie et à trouver un emploi. Très vite, cela s’est ressenti dans ma façon de communiquer avec les gens et dans ma manière d’appréhender mes reportages. En ce sens, mon expérience au sein de l’association Grégory Lemarchal m’a beaucoup aidé. Sur les stands d’informations, je suis au plus près des gens. Je les informe et les écoute. L’association m’a permis d’avoir ce sens du contact que je mets également en application lors de mes reportages. Tout devient alors plus simple et je me suis sentie libre, dépourvue de ces angoisses futiles.

Ce cap, j’ai réussi à le franchir aussi grâce à mes proches ainsi que la direction de l’EDJ. Mes deux stages en presse écrite et en radio ont été une révélation. Chacun d’eux était très différents et m’ont fait connaître de nouveaux horizons, comme la presse écrite, la radio et le web. Grâce à eux, je comprends les besoins d’une rédaction et d’un rédacteur en chef. Ces expériences furent des opportunités uniques dans lesquelles je me suis professionnalisée dans tous les médias journalistiques. Le fait d’être spécialisée dans plusieurs domaines me permet d’élargir le champ des possibilités pour mon futur emploi.

Je peux ainsi répondre à toutes les attentes d’un futur recruteur sans qu’il n’ait nécessairement le besoin de me former. Tous les jours, je pars seule avec mon matériel, sur le terrain, pour ramener du contenu à publier. Je suis donc totalement autonome et cela permet à l’entreprise d’accueil de ne pas perdre de temps. Pour preuve, lors mon premier jour de stage à Vivre FM j’étais déjà sur un reportage en région parisienne. La rédaction m’a accordée sa confiance dès le départ et j’en étais ravie. J’étais très fière que l’on remarque mon travail et que ce dernier soit suffisamment bon pour partir sur le terrain. La plupart du temps, mon rédacteur en chef Vincent Lochmann et le secrétaire de rédaction n’hésitaient pas à me complimenter sur mes articles et mes papiers sonores. Cette marque de reconnaissance m’est allée droit au cœur. Grâce à cela, j’ai eu une véritable prise de conscience et j’ai compris qu’elles étaient mes qualités. Depuis ce moment, je le sais : je suis prête à aller travailler, à me lever tous les jours pour faire le métier de ma vie.

Si je devais qualifier mes deux années à l’École du Journalisme, cela serait la libération. Quand je suis arrivée, j’avais peur de ne pas m’intégrer. Tout le monde se connaissait déjà et je ne voulais pas bousculer ces relations déjà existantes. Mais chacun des élèves m’a accueillie chaleureusement, comme si je n’étais pas nouvelle. Tout de suite, j’ai eu l’impression d’être chez moi. Je me souviens de mon premier cours comme si c’était hier. J’étais debout, aux côtés de Fabienne Gardon, en train de me présenter devant toute la classe. Une chose que jamais je n’aurai imaginé faire un jour, au vu de ma timidité. Mais elle m’a donnée la force nécessaire pour accomplir cette mission. Ce n’est pas la seule de mes professeurs à m’avoir aidé. Chacun, à leur façon, m’ont énormément fait avancer, tant sur le plan personnel que professionnel. Jamais je ne pourrai les remercier assez pour tout ce qu’ils ont pu m’apporter pendant ces deux ans. Au-delà de m’instruire, ils ont agi comme de véritables conseillers et m’ont permis de devenir celle que je suis aujourd’hui. Ils communiquent tous leur passion pour leurs métiers respectifs.

A ma sortie de l’EDJ, je peux dire que l’école a tenu toutes ses promesses. J’ai eu l’immense chance d’avoir des cours professionnalisants qui m’ont plongé directement dans le monde du travail. Au niveau des stages, j’en ressors plus positive que jamais. Tout au long de mes expériences professionnelles, j’ai eu l’honneur de pouvoir travailler avec des personnes de valeur, tant dans leur travail que leurs personnalités. Chaque jour, elles m’ont épaulée et conseillée. De son côté, la direction a toujours été présente pour moi. Quitter l’École du Journalisme résonne comme la fin d’une époque. Je suis émue de quitter cet établissement qui m’a transformée. Pendant mon cursus universitaire, je me suis beaucoup remise en question. Ai-je pris les bonnes décisions, que vais-je faire de mon avenir ? Toutes ces questions qui me trottaient en tête, l’école a su m’aider à y répondre. Je ne suis plus l’étudiante timide et peu sûre de moi. Au terme de cette formation à l’EDJ, je suis devenue une adulte professionnelle.

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Quand je pense que trois années se sont déjà écoulées depuis mon entrée à l’école, je n’arrive pas à y croire. Le 25 septembre 2015. J’avais à peine 17 ans. Avec seulement mon baccalauréat en poche et aucune expérience. Le journalisme m’a toujours intéressé. Pourtant je ne pensais pas que c’était fait pour moi. Trop timide, une orthographe approximative, une voix trop aiguë et un léger manque de confiance en moi. Mais j’avais quand même espoir.

À partir du moment où je me suis inscrite à l’école, j’ai beaucoup travaillé. Je faisais des dizaines de dictées pour améliorer mon orthographe. Je testais ma culture générale. Je ne laissais passer aucune information.

Les premiers jours de médias réels ont été compliqués. J’étais très timide. Tout ce qu’on me demandait me paraissait irréalisable. Heureusement, au départ nous n’étions pas seuls. Petit à petit, tout est devenu plus simple. Je me suis habituée à partir seule. J’ai aussi pris confiance en moi.
Je suis persuadée que les cours de médias réels ont été vraiment importants dans notre formation. C’est notre premier lien avec le terrain, sauf qu’on est là pour tenter. Nous n’avons pas la pression d’une rédaction. Si on échoue ce n’est pas catastrophique. Au contraire, les professeurs sont là pour soulever les points négatifs. C’est vraiment ce que j’ai préféré durant mon Bachelor.

Pendant mon premier stage à Agora Côte d’azur, j’étais avec une étudiante en communication option journalisme. C’était son tout premier contact avec une rédaction. Elle ne connaissait pas le terrain. Son option ne comportait que des cours théoriques. Bizarrement j’avais l’impression d’avoir déjà de l’expérience face à elle. Quand mon maître de stage me demandait de faire des interviewes ou bien du montage, je n’avais aucun problème avec cet exercice. Je n’ai pas eu besoin d’être formée. C’était un véritable atout.

Cela a été la même chose pendant mon deuxième stage à Cannes Radio. J’ai côtoyé des étudiants en IUT info com. En deux ans, ils n’avaient fait qu’un seul cours de radio, sans jamais avoir fait de montage. Ils n’étaient jamais allés sur le terrain. C’était la différence entre eux et moi. J’avais l’impression d’être opérationnelle. Je sais faire de la prise de son, d’ailleurs je suis équipée pour. Je peux faire un enrobé, un reportage, des papiers. Bien sûr, je maitrise le montage audio.

Tous les cours sur le terrain sont à chaque fois des mises en situation extrêmement réalistes. On est journaliste dès notre entrée à l’école. Oui je me sens armée pour aller sur le terrain.

Chez mes grands-parents, il y avait une radio. Elle était allumée du lever du soleil à son coucher. « *Tin tin tin tin* vous écoutez Europe 1, il est 8 heures ». Les yeux grands ouverts je m’asseyais devant ce poste et j’écoutais l’actualité défiler. À côté de moi, mon grand père lisait Nice-Matin accompagné de son café du matin. C’était le rituel du matin. Ma passion vient de là. Mon amour du métier est né ici. Longtemps j’ai pensé qu’être journaliste était impossible, qu’il n’y avait pas d’école. Alors j’avais abandonné l’idée dans un coin de ma tête.

Ma passion pour l’actualité ne m’a jamais quitté. À l’époque où lire le journal était un devoir pour les autres, c’était une habitude pour moi. Je lisais, j’écoutais, je regardais tout. Pourtant l’idée d’être un jour moi-même journaliste ne me semblait pas réalisable.

C’est au moment où on nous demande de choisir ce qu’on souhaite faire plus tard, que je me suis dit « Et si je tentais de leur répondre journaliste ? Qu’est-ce qu’ils diront ? ». Je l’ai dit. J’ai eu ma réponse. « Journaliste ? Mais pourquoi ? Tu sais qu’il faut faire beaucoup beaucoup d’étude pour faire ça ? Tu es sûre ? » Oui, je l’étais seulement j’ai encore repoussé mon ambition. Tant pis je ferai autre chose.

Plus le temps passe et moins je m’imagine faire autre chose que journaliste. J’envie Claire Chazal, Bruce Toussaint et Jean-Jacques Bourdin. Comment on-t-il fait eux ?
Claire Chazal a échoué son concours d’entrée à l’ENA et a commencé en faisant des piges pour Europe 1.
Bruce Toussaint a réussi une école de journalisme à Montpellier.
Jean-Jacques Bourdin a été chauffeur livreur et vendeur d’assurance avant d’être aidé pour rentrer au service sport de RTL.

Alors pourquoi je ne pourrais pas être journaliste moi aussi. J’ai arrêté d’écouter mes professeurs. Je décide de prendre rendez-vous avec la conseillère d’orientation pour m’aider à trouver une formation adaptée.
« Ah journaliste ! Ça va être compliqué. Vous ne voulez pas faire du commerce plutôt c’est plus simple et super sympa ». Mais pourquoi tout le monde veut m’empêcher de faire ce que je veux ?

C’est vrai que je n’ai jamais été la meilleure de ma classe. J’étais plus souvent dans la moyenne. Quelques difficultés en français mais surtout en maths. Malgré tout cela, je n’ai jamais échoué. Personne n’a le droit d’arbitrer ma vie. C’est pleine d’ambition que je suis rentrée dans cette école.

Voilà, je pourrais dire que c’est tout cela qui alimente ma vocation. Ce que je veux c’est prouver à tous ceux qui n’ont pas cru en moi qu’ils avaient tort. Montrer à tout le monde de quoi je suis capable.
Réussir est pour moi une vengeance. Une revanche sur les professeurs, la conseillère d’orientation, qui ont douté de mes capacités et de mon ambition.
Je pense que le métier de journaliste est une vocation et c’est la mienne. Michel Field disait : « Aimer le journalisme, c’est d’abord aimer son quotidien, et pas seulement ses exploits ». Je partage la même vision des choses. Il ne faut pas chercher à être journaliste pour être une star. Ce n’est pas cela le but, celui qui pense ça n’a rien compris. Justement un journaliste doit se faire petit, observer et informer.

Il faut faire des sacrifices, être impliqué à cent-pour-cent dans ce que l’on fait. Il n’y a jamais de vacances, l’actualité ne s’arrête jamais. En même temps est-ce que c’est un travail si celui-ci est une passion ?
Ce qui ne m’a jamais quitté c’est la passion de l’information. J’ai toujours été abonnée à des journaux. Tous les six mois je change, pour avoir une vision plus large du traitement de l’information. Sur mon téléphone, j’ai plus de dix applications d’informations, qui m’alertent en temps réel des événements. Bien-sûr quand je suis chez moi ou bien dans la voiture, j’allume tout le temps la radio. Là aussi j’écoute plusieurs stations. Il est important d’écouter plusieurs choses.

Ce que j’aime dans ce que je fais c’est qu’aucun jour n’est semblable à un autre. Nos semaines ne sont jamais les mêmes. Ma hantise est de rester enfermer dans une pièce durant huit heures, assises derrière l’ordinateur. Ce que je veux c’est bouger, sortir, découvrir.
Le terrain est vraiment l’endroit que je préfère. C’est là que nous faisons des dizaines de rencontres, des personnalités que l’ont ne pourra jamais oublier. En seulement trois ans « d’expérience » j’en ai déjà fait de magnifiques.

Il est difficile de se lasser du journalisme. Il y a tellement de sujet, de thème, de choses différentes à traiter que l’on ne peut pas s’ennuyer.
En plus de cela, il y a un continuel renouveau dans le métier. Nous sommes tombés dans une période où le journalisme est en pleine mutation. Tout change. Les modes de consommations de l’information évoluent et donne de nouvelles perspectives aux journalistes.
Les nouvelles technologies en sont la cause. Maintenant, l’information vient des réseaux sociaux. Twitter est le premier médias. Durant les attentats qui ont touché la France, le seul moyen de communiquer avec les personnes sur place était twitter.

Récemment c’est l’apparition du Mobile Journalisme (MOJO) qui a révolutionné la profession. Ce qu’on demande maintenant c’est d’être encore plus mobile qu’avant. Grâce au MOJO, il est possible d’agir partout, n’importe quand. Nos téléphones portables sont dotés de caméra et micro tout aussi puissant qu’une caméra des années 2000. J’aime cette nouvelle façon d’informer, le fait d’être encore plus mobile et connectés qu’on ne l’étaient déjà.

Trois ans, comme ça passe vite… J’ai l’impression que c’était hier. Je rencontrais ma promotion, mes professeurs, la direction. Durant notre première journée, je me souviens que Marie Boselli nous disait « Vous verrez ça va passer à une vitesse ». Et bien, c’est déjà la fin.
Je ne garde que des bons souvenirs. J’ai fait des rencontres que je n’oublierai jamais. Je ne parle pas seulement de mes amis, avec qui j’ai créais des souvenirs mémorables, mais aussi des professeurs, des intervenants, de mes stages. J’ai appris le métier aux côtés de personnes très compétentes. Je garde un très bon souvenir de mes cours de radio avec le fameux Pierre-Louis Castelli. Des cours de web avec le très dynamique Morgan Karim Lebsir. Je suis contente d’avoir fait ma licence à Nice, avec vous. Une chose est sûre, je m’en souviendrai de l’EDJ !

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En latin, « media » est le pluriel de « medium », qui peut littéralement se traduire par « intermédiaire ». À mon sens, le rôle fondamental du journaliste est d’être cet intermédiaire entre un événement et le peuple. Ce rôle de « passeur » de l’information consiste avant tout à parler des hommes aux hommes. Que ce soit un accident de la route, la fermeture d’une usine, la finale de la Coupe du Monde ou le résultat de l’élection présidentielle. Grâce à sa culture, ses expériences et ses recherches, il vérifie l’information qu’il reçoit et doit permettre à n’importe qui de la comprendre de façon simple et précise. Il tente d’établir la vérité, de dénoncer les abus et d’apporter la lumière sur des histoires complexes. Ainsi, il permet aux gens de mieux comprendre le monde qui les entoure. À travers leurs articles, émissions ou reportages, les médias forgent l’opinion publique et influencent le comportement des citoyens. Ainsi, il participe au débat public de façon directe ou indirecte. Le journalisme est une profession noble, qui s’apparente presque à un travail d’utilité publique. Il n’hésite pas à aller jusqu’au bout, même si cela peut ressembler à de l’ « acharnement médiatique » comme le dénoncent certains politiques.

Le journalisme est un métier de « confiance ». Les gens comptent sur les journalistes pour leur délivrer l’information, comme ils comptent sur les policiers pour les protéger et les servir. Les personnes s’attendent à une information qui soit aussi simple, objective et honnête que possible. Au-delà d’un simple travail, les journalistes ont donc un devoir d’information auprès du peuple. Je me suis déjà demandé ce qui pourrait se passer si toutes les rédactions et agences de presse du monde cessaient de travailler. Je pense qu’une partie du globe deviendrait folle. Encore plus aujourd’hui, en 2018, où quiconque est noyé sous l’information du matin au soir, du réveil au coucher. Hélas, certains médias utilisent leur notoriété pour prendre parti dans un conflit politique ou pour faire de la propagande au nom d’une nation ou d’une idéologie. De ce fait, depuis quelques années, une certaine méfiance à l’égard des journalistes s’est développée. Alors que ces derniers n’exercent cette profession que pour délivrer l’information aux gens et leur permettre de mieux comprendre le monde qui les entoure. En ce sens, j’espère aussi pouvoir améliorer l’image que les personnes ont des médias grâce à mes articles ou mes productions audiovisuelles.

Merci aussi à toute la direction de l’École du Journalisme, qui a su m’accompagner et me guider dans mon parcours universitaire. Je les remercie de m’avoir offert l’opportunité d’intégrer cette école ainsi que deux rédactions de radio, de m’aider à établir des choix professionnels cohérents, d’acquérir un savoir essentiel à la fonction de journaliste et de m’avoir transmis ce goût du journalisme qui ne me quittera jamais plus.

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Je suis arrivé à l’EDJ avec un ami. Nous avions tous deux échappé au naufrage de notre précédente école de journalisme à Toulouse. Première année, seconde, troisième, ce qu’il se disait était terriblement vrai : ça passe si vite… Tout le monde me l’avait dit et je crois même me souvenir que c’est la première phrase que nous a adressée Marie Boselli en parlant de notre formation !

Dès le premier jour nous avions sympathisé avec nos camarades, et nous avions même poursuivi la socialisation sur la plage pour une soirée mémorable, la première d’une longue série. Je me souviendrais ainsi de mes camarades avec qui j’ai échangé, de la bière aux discussions plus sérieuses, trois belles années d’études supérieures.

Le stage à BFM TV a été le plus riche humainement parlant. Simplement, c’était un milieu que je ne connaissais pas et c’est précisément cela que j’ai trouvé excitant et challengeant. C’était un gros média et la sensation d’être dans la cour des grands était grisante, c’était surtout palpable lors des gros coups d’actus.

L’EDJ est une petite famille en fait. On se connaît tous. Et c’est cette échelle humaine qui était selon moi le plus appréciable. J’y ai rencontré des enseignants qui m’ont marqué : Mauro, Zerbib, Lebsir, Poulain, Castelli, Ruiz notamment, des gens avec une vraie passion pour leur métier, remarquables donc.

Nice est une superbe ville, plus largement, la région est magnifique. Si le Pays Basque reste ma terre de cœur, la côte d’Azur est une bien belle terre d’adoption. Parce que j’y ai retrouvé des éléments culturels proches de chez moi, je m’y suis senti comme chez moi justement. Ce dernier long format en web et ces belles soirées passées avec les Niçois à apprendre le Nissart, chanter des chants traditionnels, boire de la gratta m’ont énormément plu. Un régionalisme pour en comprendre un autre en somme.

Ce furent trois belles années. Merci à toutes et à tous, enseignants, camarades, intervenants, membres de la direction et comme on dit chez moi : Agur ! (au revoir).

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