Journalisme sportif et partialité : un paradoxe devenu indispensable ?

Mémoire présenté et soutenu par M. Clément Gondolff

C’est devenu une habitude au fil du temps. Durant les grandes compétitions internationales telles que les Jeux Olympiques ou les Coupes du Monde de football, les journalistes sportifs n’hésitent pas à se montrer partisans et chauvins. Ce comportement, inadéquat vis-à-vis des règles déontologiques du journalisme, est cible de critiques. Portés par leur passion exacerbée, les journalistes sportifs ont longtemps été perçus comme des supporters, plus que comme des professionnels de l’information. S’ils ont un temps pensé à conformer leurs pratiques à celles de leurs confrères extérieurs au sport, les journalistes sportifs n’ont au contraire cessé de cultiver leurs différences au sein de la profession. Toutefois, aussi singulier soit-il, l’univers du journalisme sportif n’échappe pas à la pression de l’argent. La recherche de satisfaction du public demeure une priorité pour tous les médias, obligeant les journalistes à adapter leurs discours en conséquence. Dans ce contexte, les journalistes sont parfois tenus d’adopter une posture partisane pour séduire un public qui ne demande qu’à vibrer. Contraire à l’éthique professionnelle, la partialité journalistique apparaît tout simplement inévitable dans certaines circonstances.

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