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Quand je suis arrivée à Nice, à l’autre bout de la France, c’était un pari. Un pari contre la peur, contre le doute, contre l’idée que ce métier était « trop grand » pour moi.

Trois ans plus tard, je mesure le chemin parcouru. L’EDJ m’a appris un métier, mais surtout, elle m’a appris à me connaître.

Ce que l’EDJ m’a apporté, c’est une armure et une boussole. L’armure de la rigueur journalistique. Celle qu’on forge en rédigeant, en vérifiant, en recommençant cent fois. Et la boussole du sens pour savoir pourquoi on écrit, pour qui, et avec quelle honnêteté.

J’y ai découvert mon métier par le terrain, pas dans les manuels. Les stages, les rencontres, les erreurs surtout, m’ont formée. J’ai appris à décrocher un téléphone sans trembler, à poser une question quand tout le monde se tait, à trouver une accroche quand les mots refusent de venir. J’ai appris à tendre un micro, à monter un sujet, à chercher la vérité dans le détail. À comprendre que le journalisme n’est pas seulement un savoir-faire, mais une façon d’être au monde.

Mon bilan, c’est celui d’une apprentie qui n’a pas toujours eu confiance, mais qui n’a jamais cessé d’essayer. J’ai grandi à chaque reportage, à chaque montage, à chaque nuit passée à réécrire un texte. L’EDJ m’a offert un cadre exigeant, mais humain, où les erreurs sont des marches et non des murs.

La qualité de l’enseignement a répondu à mes attentes, parce qu’elle ne s’est jamais limitée aux cours. Ce sont les professeurs, les professionnels venus témoigner, les conseils glissés à la pause ou à la sortie d’un tournage, qui m’ont le plus marquée. Ils m’ont appris que le journalisme ne s’enseigne pas seulement, il se transmet. Aussi, elle m’a confrontée à la réalité: celle d’un métier difficile, changeant, parfois ingrat, mais profondément vivant. Chaque intervenant, chaque retour, chaque correction m’a rapprochée de la journaliste que je veux devenir.

Aujourd’hui, je me sens armée, mais pas invincible. Je sais que le monde du travail sera rude, qu’il faudra encore prouver, recommencer, apprendre. Mais j’ai désormais les outils et la force d’y croire. Parce que je ne me laisse plus freiner par la peur. Parce que j’ai compris que la passion peut être plus forte que le doute.

Ce pari de partir à Nice pour apprendre le journalisme, je crois qu’il nous a rendus plus forts. Peut-être pas encore vainqueurs, mais en route pour le devenir.

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