Journalistes : une passion, plusieurs métiers !

« Journaliste » est un mot valise qui peut déterminer plusieurs corps et cœur de métier. Voici les postes auxquels vous pouvez prétendre avec votre diplôme de journaliste de l’EDJ de Nice !

Devant ou derrière la caméra, à l’écrit ou à l’oral, le journalisme regorge de métiers différents. (crédit : Shutter Stock)

Reporter

En presse écrite, en télévision, en ou en radio, le reporter est celui qui effectue un reportage sur place. La précision est importante car aujourd’hui beaucoup se targuent de faire du « reportage » sans aller sur le terrain. À l’EDJ Nice, le terrain c’est sacré ! Le reporter est un vrai caméléon capable de se fondre dans la masse, de poser les bonnes questions, d’être dérangeant et bienveillant à la fois.

Journaliste Reporter d’Image

Contrairement au cadreur, il s’occupe de la partie technique, mais aussi éditoriale. Il pose les questions, a toujours un regard sur l’image et peut effectuer son montage. C’est en général quelqu’un de très bon à la technique, polyvalent et assez dynamique ! Il est capable de faire un reportage de télé de A à Z : tournage sur le terrain, interviewes, montage et voix-off.

Reporter de guerre

Le reporter de guerre, c’est la même chose que le reporter lambda sauf qu’au lieu d’être dans un festival en Bretagne à siroter de la bière tiède coupée à l’eau, vous êtes sur un terrain hostile, entre Damas et Kaboul, dans un endroit où sifflent les balles… On est volontairement caricatural, mais le reporter de guerre est celui qui effectue des sujets journalistiques dans des pays en conflit. Il doit avoir de bonnes notions d’histoire, de géopolitique et bien évidemment être aguerri dans les langues étrangères.

Grand reporter

Le grand reporter est un journaliste de terrain dont le talent est reconnu. Envoyé directement par le rédacteur en chef lors d’un événement historique, il est chargé de grandes enquêtes ou de grands reportages qui seront mis en avant dans le média. C’est la vitrine de l’investigation !

Rédacteur

Premier échelon du travailleur de l’écrit, c’est celui qui rédige des contenus sans diplôme ou sans carte de journaliste. Il travaille le plus souvent pour du publi rédactionnel, c’est à dire des articles à vocations commerciales. C’est un métier qui peut être exercé par les journalistes qui arrivent sur le marché du travail et qui permet de mettre un peu de beurre (bien gras) dans les épinards ! Avec l’explosion des contenus internet, ce sont des métiers en plein boom !

Assistant de rédaction

Poste réservé aussi aux jeunes diplômés, l’assistant de rédaction est un peu le piston de la rédaction. C’est quelqu’un de confiance qui fait le lien entre les rédacteurs en chef et les équipes de journalistes. Il transmet les documents, gère les rendez-vous, effectue des taches aussi variées que multiples qui sont différentes chaque jour et qui changent selon les employeurs.

Pigistes

Qui n’a jamais entendu le terme pigiste ? Ce sont les petites mains du journalisme qui travaillent aussi bien sur le web, la presse écrite, la télévision ou la radio. Pigiste est un terme générique qui désigne celui qui intervient en extérieur pour une ou plusieurs rédactions. Il peut avoir une carte de presse ou non. Il y a des pigistes avec 30 ans de carrière, d’autres qui débutent, on trouve de tout dans cette jungle de talents qui abreuvent les rédactions. En général, ils s’occupent des articles qui ne peuvent pas être traités dans la rédaction : des enquêtes, des sujets chauds ou alors ceux qui nécessitent un contact ou un fixeur.

Community manager

Un métier qui est né dans les années 2010 avec l’avènement des réseaux sociaux. C’est celui qui s’occupe de gérer les réseaux sociaux. Il publie les articles de la rédaction avec un surtitre vendeur, il répond et interagit avec la communauté et a la lourde tâche de lire et modérer tous les contenus orduriers publiés chaque jour (et ils sont nombreux !).

Cadreur

Formé à la technique, c’est l’œil derrière la caméra qui peut accompagner un journaliste ou un enquêteur sur le terrain. En principe, il apporte une aide technique, mais ne participe pas au montage et au fond du sujet.

Journaliste d’entreprise

Terme le plus méconnu du journalisme et souvent délaissé par les jeunes diplômés, il n’en reste pas moins un travail épanouissant et plein d’opportunités puisque le monde des entreprises et celui des médias est bien souvent très proche. Il gère le contenu rédactionnel d’une entreprise, participe à sa stratégie de communication et détermine les grandes lignes de sa politique éditoriale. Avouez que journaliste d’entreprisepour Danone, c’est aussi bien que pigiste pour le journal du quartier ?

Chroniqueur

Terme générique très en vogue depuis les années 90, le chroniqueur est un mot-valise pour présenter un petit interlude journalistique en radio, en télé ou en presse écrite. Le chroniqueur peut intervenir dans un champ de compétences bien défini : les réseaux sociaux, le sport, l’économie. En général, c’est un format court et dynamique qui nécessite beaucoup de travail de documentation.

Présentateur

C’est le grand manitou. Le chef d’orchestre. Le passeur de plat. Il détermine la tonalité du contenu et aiguille ses chroniqueurs. Il peut être le rédacteur en chef, mais aussi un simple exécutant. C’est lui qui est le plus exposé, il se doit donc d’être séduisant, intelligent et irréprochable !

Matinalier

C’est celui qui installé à une table de journaliste commence à dire dès 20h10 : « Il est tard là, je ne vais pas tarder ! ». Et pour cause… Demain matin 3h30, il est debout pour rejoindre, dans l’obscurité, une radio. Mais, le matinalier a une chance que personne d’autre n’a, une chance liée à son statut de lève tôt : à 12h, il a fini sa journée, une journée commencée neuf heures plus tôt… Et quand il écoute « Paris s’éveille » de Jacques Dutronc, il a l’impression de voir un biopic !

Présentateur de flash

C’est le métier de l’adrénaline ! Il se prépare pendant des heures pour un shoot d’infos ! Des heures de travail pour deux minutes de flash ! Un métier excitant, passionnant, galvanisant et usant. A exercer en début de carrière !

Commentateur sportif

Terminé le temps où Thierry Roland et Jean-Michel Larqué étaient les seuls chanceux à pouvoir commenter un événement sportif. Avec l’explosion de l’offre de sport dans les médias, il existe des centaines de commentateurs, féminins ou masculins. D’ailleurs, Candice Rolland, la seule femme à commenter le football en France a été formé à l’EDJ Nice et elle attend ses exégètes !

Secrétaire de rédaction

C’est le monsieur, madame « Orthographe et grammaire » de la rédaction ! Il remplace le Bled ! Et remerciez-le, bénissez-le, sans lui, combien de coquilles et autres fautes d’accord noirciraient nos journaux ? (Remarquez qu’on n’en manque déjà pas !) C’est celui qui relie et corrige, mais attention, il corrige sur le fond, mais aussi la forme. On dit souvent, en rédaction, qu’un bon secrétaire de rédaction vous transforme du Marc Levy en Marcel Proust, pour ceux qui comprendront et… désolé pour les amoureux de Marc Levy !

Monteur

Pièce essentielle en télévision, le monteur, en général, est un homme de l’ombre qui aime rester des heures, enfermé au sous-sol devant une table de montage. Il a l’art du détail et peut passer des heures sur un cut ou un synthé. Mais, ils sont indispensables ! Autonome, bon en technique avec un certain sens artistique, c’est lui qui dynamise ou dynamite votre travail de tournage !

Fixeur

Métier obscur et dans l’ombre, néanmoins indispensable, le fixeur est celui qui s’assure de la logistique d’un sujet : il repère l’endroit, cerne et choisit les témoins et les interlocuteurs, s’assure des moindres détails. Si ça se passe mal, c’est pour sa poire ! Et ce n’est pas négligeable quand on filme en caméra cachée ou que l’on travaille pour un magazine d’investigation du jeudi soir dont tout le monde se méfie !

Chargé de communication

A cheval entre le travail de communication et le travail journalistique, le chargé de communication est celui qui prête sa plume ou sa voix pour transmettre le message d’une entreprise ou d’une personne. Il se charge du contenu écrit et définit la politique éditoriale.

Chef de rubrique

Il est un peu comme un rédacteur en chef, mais sur une seule spécialité. Un chef de rubrique peut s’occuper de la rubrique sport, police, justice ou bien des enquêtes des pigistes, des médias, cela varie selon les fiches de poste et les rédactions.

Rédacteur en chef adjoint

Sous la direction du rédacteur en chef, il épaule, aiguille, il est un piston entre les pigistes, la rédaction et le rédacteur en chef. Il peut aussi avoir la tâche ingrate de faire refaire un papier ou simplement de dire au pigiste que son papier ne sera pas publié… Il définit aussi, avec le rédacteur en chef, la conduite du média.

Rédacteur en chef

       Poste à responsabilité que l’on peut espérer obtenir en milieu de carrière, le rédacteur en chef fait le lien entre les journalistes et les patrons. Il est en charge du contenu éditorial, de la commande des sujets, de la façon dont ils sont traités. C’est lui le premier responsable éditorial en cas de litige puisqu’il doit tout valider, tout aiguiller, et tout lire !

Éditorialiste

C’est en général un grand ponte de la rédaction, quelqu’un avec une autorité intellectuelle, qui rédige ou émet une opinion indépendante, mais sous la bannière d’un média. On en trouve de très célèbres (sous le feu constant des critiques) comme : Christophe Barbier, Franz-Olivier Gisbert ou encore Jean-Michel Apathie. Les plus anciens se souviendront sûrement de Serge July, l’archétype de l’éditorialiste, qui a presque inventé le rôle et a fait le bonheur des Guignols de l’info !

Directeur de la rédaction

Tel un commissaire dans un poste de police, le directeur de la rédaction est le taulier de la rédaction ! C’est une personne charismatique, il endosse tous les risques juridiques, il est, en général, en lien avec les rédacteurs en chef, mais n’a aucun contact direct avec les journalistes de la rédaction. C’est aussi lui, en adéquation avec le propriétaire et la société des journalistes, qui définit la ligne éditoriale.