Collapsologie : et si la fin du monde arrivait plus vite que prévu ?

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C’est depuis l‘année 2019 que les français ont vraiment commencé à s’intéresser à la collapsologie. ©Pixabay

Ce mot, encore inconnu pour beaucoup, devient très à la mode dans notre société. Il s’agit de la théorie d’une fin du monde, sans ressource, où chacun d’entre nous s’entretueraient pour n’avoir qu’une bouchée de pain à manger pour survivre. Mais sous ces allures alarmistes et parfois tirées d’un film, le sujet semble être urgent. Mais qu’est-ce que c’est réellement ? Doit-on s’en inquiéter ? Comment s’y préparer ? Réponses à suivre…

La collapsologie, c’est la théorie de l’effondrement (collapse en anglais). Des scientifiques mènent des enquêtes pour établir les causes et la date de cette fin du monde. Plusieurs constats ont été faits : en 2050, pour Pablo Servigne, auteur de plusieurs livres sur le sujet, ou plus tôt, en 2030 pour Yves Cocher, l’ancien député. Lucie Lucas, comédienne dans la série de télévision Clem, assure que ses « enfants, respectivement 9, 8 et 2 ans, ne passeront pas leur majorité ». Cette fin du monde commence à inquiéter les plus prévoyants et ce nouveau mot tend à se faire connaître. Cette théorie se baserait sur le réchauffement planétaire, l’épuisement des ressources énergétiques, l’effondrement boursier, de la population humaine et animale, des écosystèmes, la climatologie, les mauvaises décisions des politiques et le comportement des humains. Tous ces éléments sont étudiés par des scientifiques. Cette théorie semble être sérieuse et annonce très prochainement des catastrophes.

Un sujet sérieux

Cette fin du monde serait plus sérieuse que celle de 2012, liée au calendrier Maya. Manque de ressources, manque de vivres, pillages, tueries, tel est le destin qui attend les humains. Une question reste sur toutes les lèvres : quand est-ce que cela va arriver ? Depuis 2015 et la sortie du best-seller de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer ? les scientifiques s’intéressent de plus en plus à la question. De nombreux livres sont sortis sur le sujet, le public a grandi et plus étonnant encore : certains préparent cette fin du monde. Complément d’enquête a consacré une émission à cette thématique : « Fin du monde : et si c’était sérieux ? » diffusée le 20 juin 2019. Plusieurs familles et couples, dont celle qui incarne Clem, ont déménagé dans la campagne, où ils apprennent à vivre avec le moins de ressources possibles. Des potagers pour manger, des techniques pour produire soi-même son énergie, un poêle à bois pour chauffer la maison, la permaculture, ces collapsologues usent tous les moyens possibles pour être les plus indépendants avant cette fin du monde.

Une solidarité entre collapsonautes

De plus en plus de personnes commencent à y croire et à modifier leurs modes de vie afin d’être capables de survivre lorsque la fin du monde arrivera. Des groupes Facebook ont été créés afin de les réunir. Des pages comme « Collapsodrome – Rencontres et Partages des Collapsologues de la Drôme », « Groupe de Paroles pour Collapsologues et Collapsonautes » et plus étonnant encore, un groupe pour chercher l’amour : « Adopte un.e collapso – Rencontrons nous avant la fin du monde ». Ce nom, qui fait froid dans le dos, a déjà marché pour un couple de la Drôme : Flora et Mathieu, vivant dans le Cantal. Quand ils se sont rencontrés, Mathieu habitait à la campagne depuis 6 mois. Flora, qui a les mêmes convictions que son compagnon l’y a rejoint. Aujourd’hui, ils maîtrisent la plantation de fruits et légumes à la perfection et proposent aux autres collapsologues et collapsonautes de leur faire un cours, pour 100 €. Tout cela relate du survivalisme solidaire dont il va falloir faire preuve d’ici peu.

Un après positif

Même s’il y en a qui souffrent de solastalgie, appelée « éco-anxiété », pour eux, la période après la fin du monde sera bien meilleure que celle que nous vivons en ce moment. Alors que les armées se forment contre des émeutes, aux États-Unis, des activistes font tout pour provoquer cette fin du monde. Leur but ultime étant de reverser la société actuelle et vivre à l’état sauvage. Les membres de Deep Green Resistance, dans le Colorado en sont persuadés : plus vite sera la fin du monde, mieux ce sera. « Plus notre civilisation durera, moins il restera de ressources pour ceux qui survivront au crash. On me dit souvent que si l’on est pour l’effondrement, c’est que l’on ne se soucie pas des gens, car ce sera tellement horrible. Mais en réalité, nous avons de la compassion pour les générations qui nous suivent. Si l’effondrement nous arrive à nous, alors peut-être que nos petits-enfants vivront dans un monde meilleur », explique l’un d’eux dans le documentaire de Complément d’enquête.