Cadeaux de Noël : vite déballés, vite revendus !

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Un tiers des français jugent la pratique de la revente en ligne pas « sympathique ». © Pexels & Freepik

Qui n’a jamais reçu un cadeau pas à son goût à Noël ? Si certains se contentent de l’accepter ou de le rendre au magasin, d’autres se tournent vers la revente sur Internet. Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.

« Ah merci, c’est gentil… ». Ces quelques mots, tout le monde les a sûrement déjà prononcés au moins une fois. Pour quelle raison ? Un cadeau décevant vous dites ? C’est le geste qui compte non ? Oui, c’est le geste qui compte, d’accord ! Mais personne ne va contredire que parfois un cadeau raté s’accompagne d’un sourire gêné et d’une once d’amertume au fond de la gorge. Selon, une étude Kantar TNS, l’année dernière à Noël, 28 % des Français étaient dans ce cas. Tiens, tiens…

Du coup, de plus en plus nombreux, sont ceux qui se tournent vers la revente de ces mêmes cadeaux. Un Français sur cinq environ. Marianne Astier, étudiante en droit à Strasbourg, n’est d’ailleurs pas à son coup d’essai dans la matière. « Il m’est arrivée de revendre des affaires d’équitation parce que je les avais déjà. Sinon, il y a eu aussi des bijoux, des vêtements pas à la bonne taille ou encore des cadeaux de mes ex-petits amis ! », confie-t-elle. Parmi les objets les plus présents sur les sites après les fêtes, vêtements et jeux vidéo arrivent en tête.

All I want for Christmas is you…r money ?

Cadeau réussi ou raté ? La frontière est fine. Le plus souvent, cela dépend de l’appréciation de chaque individu. Les jeunes entre 16-24 ans par exemple, sont plus nombreux à être déçus que les personnes âgées. Et plus susceptibles de revendre donc. Puis, il faut dire qu’entre un jeu qui va rester au fond du placard et sa somme d’argent équivalente, il n’y a pas débat. Autant en profiter. Et chacun le fait à sa manière. « Beaucoup comptent sur cet argent pour financer le coût des autres cadeaux de Noël qu’ils offrent », indique Louise Benzrihem, chargée de mission au sein de la société EBAY, au journal La Point. D’autres décident de réinvestir dans un cadeau, qui plaît cette fois, ou alors économisent tout simplement. Romain Christ, étudiant en comptabilité à Nancy, a aussi fait le choix de la revente, mais reste perplexe sur cette nouvelle mode. « C’est une veste que ma mère m’a offerte. Je l’ai revendu, mais d’un accord commun avec elle. Je n’aime pas vraiment l’idée de revendre des cadeaux », avoue-t-il.

Le gros lot pour les plates-formes en ligne

La simplicité d’Internet à fait de la revente en ligne une de ces habitudes de consommation qui commencent à s’ancrer. Et pour le coup, ce ne sont pas les plates-formes en ligne qui vont s’en plaindre. L’année dernière 800 000 nouvelles annonces ont été postés sur Ebay rien que les 25 et 26 décembre. Et jusqu’à trois millions si l’on regarde les premiers jours de janvier 2019. Un carton. Il existe aujourd’hui, que cela soit sur Ebay, Amazon ou encore Rakuten, des pages dédiées à la revente de ces cadeaux de Noël. Mais le phénomène ne s’arrête pas aux sites internet. « Je suis déjà passée par Facebook, décrit Marianne Astier. Je l’ai même fait une fois en direct de particulier à particulier ». Les moyens sont nombreux pour faire de bonnes affaires avec ses indésirables. Des soirées d’échanges de cadeaux « pourris » existent même un peu partout en France. Et puis, si rien de tout ça ne vous intéresse, mais que vous voulez quand même vous débarrassez de vos présents non désirés, il reste toujours le don.


Après avoir reçu des cadeaux comme ça, on comprend mieux pourquoi certains les revendent…