Biden, Trump, la santé et le Covid-19

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Les États-Unis d'Amérique arrivent deuxième du classement des pays les plus pollueurs au monde, derrière la Chine. ©Canva

Dans quelques heures nous saurons qui de Joe Biden ou de Donald Trump sera à la tête des États-Unis d’Amérique. Si le suspens est insoutenable pour les citoyens, le pays lui, est en crise. Le Covid-19 fait des ravages, et pourrait bien impacter le résultat final.

Dès l’arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016, les revendications sont claires, nettes et précises. L’Obamacare instauré par l’ex-président Barack Obama sera supprimé. Fini l’assurance santé pour tous. Or depuis janvier 2020, le Covid-19 frappe le pays de plein fouet. 30 millions d’Américains affrontent le virus sans couverture sociale. Résultat ? Plus de 230 000 décès. Et ce chiffre n’est pas prêt de s’arrêter.

Biden et la santé pour tous

Joe Biden compte bien donner la possibilité à ses citoyens de se soigner. Quels que soient leurs revenus. Même si la Cour Suprême n’a pas rendu son verdict final quant à la suppression de l’Obamacare, Joe Biden veut déjà élargir ce système-santé. Les Américains pourront bénéficier de soin ne coûtant pas plus de 8,5 % de leurs revenus. Les personnes âgées pourront, dès 60 ans, bénéficier d’une couverture maladie, contre 65 ans sous le mandat de Trump. Ce programme concernerait pas moins de 20 millions d’Américains.
Face au Covid-19, Joe Biden joue avec la gestion catastrophique de son adversaire. Il veut augmenter les tests gratuits et le nombre d’agents de santé, tout en multipliant les centres de dépistage dans chaque État. Son but ? Protéger les Américains et réduire considérablement le nombre de cas positifs au Covid-19.

…versus Trump et sa course au vaccin

En dépit du bilan catastrophique de la crise du coronavirus dans le pays, Donald Trump garde la tête haute. L’objectif de son second mandat ? Sortir le tout premier vaccin au monde contre le virus. Pour asseoir sa place de leader dans le monde. Quel que soit le prix à payer. Le 16 septembre dernier, le candidat républicain garantissait déjà être très proche de trouver ce vaccin. En ce début novembre, la course au traitement ne semble pourtant pas terminée. Par ailleurs, Donald Trump joue sur la délocalisation des entreprises pharmaceutiques et celles de fabrication de matériel médical pour à la fois créer des emplois, mais également pour être prêt si une nouvelle pandémie s’abattait sur sur le territoire. Avec en plus la baisse des prix des médicaments et des assurances santé.
Une chose est sûre, l’Amérique sortira meurtrie de cette pandémie. La première puissance mondiale est également le premier pays au monde à comptabiliser le plus de décès. La question sanitaire pourrait donc jouer un rôle décisif dans la course à la Maison Blanche cette nuit.